Les temps difficiles ont commencé
"Premier coup de hache", titre le Daily Telegraph, alors que ce lundi matin, le chancelier de l'Echiquier George Osborne dévoilait ses plans pour réduire le déficit de 7 milliards d'euros au Royaume-Uni. "Les hauts-fonctionnaires et les bureaucrates seront les premiers à sentir l'effet de ces coupes dans les dépenses, avec la fin des avantages comme les voyages en avion et en train en première classe qui permettront d'économiser 11,5 milliards d'euros", rapporte le quotidien londonien. Les recrutements dans la fonction publique devraient aussi être gelés, et 3 000 postes seront supprimés. Les Quangos – ces autorités administratives indépendantes financées par l'Etat, très impopulaires, et qui ont proliféré sous le New Labour – sont supprimées, afin d'économiser 600 millions d'euros. Il est également prévu d'économiser jusqu'à 1,2 million d'euros en réduisant les frais liés au conseil et à la publicité.
Lors d'une interview à la radio, George Osborne a prévenu que des coupes encore plus importantes auront lieu cet été, et a maintenu qu'il souhaitait "rétrécir la taille de l'Etat pour que les personnes prennent davantage leurs responsabilités". Au même moment, le vice-Premier ministre Nick Clegg a reconnu que ces coupes allaient être controversées et que les ministres étaient préparés à affronter le mécontentement populaire. "Le temps de l'abondance est finie", a-t-il déclaré.
La réunion de l’Eurogroupe n'a pas suffit pas à éloigner le spectre de la faillite grecque. Athènes est en grande partie responsable de la situation, mais l'UE et ses partenaires ont aussi contribué à transformer le problème grec en un véritable chaos, estime La Stampa.
Avec la crise et le chômage, les jeunes Lituaniens font leurs ancêtres : ils émigrent par dizaines de milliers à la recherche d’une vie meilleure, essentiellement dans les îles britanniques et en Scandinavie, raconte l’hebdomadaire Veidas.
Deux camps, deux thèses, deux visions de la France : dix-huit ans après le massacre de 800 000 Tutsis par des extrémistes hutus, le rôle de Paris suscite toujours une controverse passionnée, qui évolue au gré des enquêtes judiciaires.