Vive l’économie planifiée à la chinoise
Pendant que l'Occident se noie dans ses crises de la dette, la Chine devient "un modèle pour la planète grâce à une variante pragmatique de l'économie de planification", constate le Handelsblatt. Forte de ses 12% de croissance au premier trimestre 2010, elle "réalise des excédents sans accumuler les dettes". Une performance qui doit moins au zèle des hommes d'affaires chinois, estime le quotidien économique allemand, qu’à un système basé sur plusieurs principes. Tout d’abord, les plans quinquennaux transforment la crise en une simple perturbation à compenser. Les plans de relance de la consommation sont soutenus par des médias d’Etat qui répètent que le consommateur "peut avoir confiance dans l'Etat et l'économie". Enfin, l’Etat limite le montant des crédits bancaires et la banque centrale est cadenassée par le parti. "Le problème européen, où les banques centrales inondent le marché de liquidités sur lesquelles les banques s'assoient aussitôt, n'existe pas dans l'Empire du milieu" où l’on garde les "pieds sur terre" en se méfiant des "joueurs", résume le Handelsblatt.
La réunion de l’Eurogroupe n'a pas suffit pas à éloigner le spectre de la faillite grecque. Athènes est en grande partie responsable de la situation, mais l'UE et ses partenaires ont aussi contribué à transformer le problème grec en un véritable chaos, estime La Stampa.
Avec la crise et le chômage, les jeunes Lituaniens font leurs ancêtres : ils émigrent par dizaines de milliers à la recherche d’une vie meilleure, essentiellement dans les îles britanniques et en Scandinavie, raconte l’hebdomadaire Veidas.
Deux camps, deux thèses, deux visions de la France : dix-huit ans après le massacre de 800 000 Tutsis par des extrémistes hutus, le rôle de Paris suscite toujours une controverse passionnée, qui évolue au gré des enquêtes judiciaires.