La démission égoïste de Brown
Le Premier ministre Gordon Brown a remis sa démission pour favoriser une coalition entre travaillistes et libéraux-démocrates, écrit en une le Daily Telegraph. L'annonce tombe quatre jours après les résultats indécis des élections législatives. Profitant du fait que les conservateurs et les libéraux-démocrates ne réussissent pas à s'entendre, Gordon Brown espère "superviser les pourparlers…avant de se désister au moment de la conférence des travaillistes, au mois de septembre, lorsqu'un nouveau chef sera choisi par ses membres."
"Un geste d'un cynisme stupéfiant motivé par pur calcul politicien" : telle est la vision du quotidien conservateur. Mr. Brown cherche effectivement à invalider les résultats des élections législatives. Si les travaillistes forment un gouvernement avec les libéraux-démocrates, après avoir enregistré 2 millions de votes et 48 sièges de moins à la chambre que les conservateurs, "le Royaume-Uni se retrouvera dirigé par un Premier ministre travailliste que le pays n'a pas élu, succédant ainsi à un Premier ministre travailliste que, ni le pays ni son parti, n'avaient choisi. Même selon les critères du Labour, ceci est une stratégie bien égoiste et peu scrupuleuse", conclut le Daily Telegraph.
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Deux camps, deux thèses, deux visions de la France : dix-huit ans après le massacre de 800 000 Tutsis par des extrémistes hutus, le rôle de Paris suscite toujours une controverse passionnée, qui évolue au gré des enquêtes judiciaires.