Barroso pointé du doigt
Au lendemain des résultats des élections, Le Monde impute au président de la Commission l'abstention record du scrutin. Face au traumatisme de la crise, principale préoccupation des Européens, Bruxelles est restée muette. "Ce n'est pas le Parlement qui est fautif, c'est M. Barroso, dépourvu de charisme politique et de toute imagination économique", écrit le quotidien dans son édito. Les Etats membres s'apprêtent pourtant à le reconduire Soucieux d'agir vite, José Manuel Barroso souhaite entamer au plus vite les consultations avec le Parti populaire européen (PPE). La principale question est de savoir si le président de la Commission sera élu sous le traité de Nice [actuellement en vigueur] ou sous celui de Lisbonne qui n'a pas encore été ratifié par tous les pays membres, précise le quotidien. Avec le traité de Nice, la désignation du Président nécessite une simple majorité des votants au Parlement. Avec le traité de Lisbonne, une majorité absolue des eurodéputés serait requise, soit 369 élus – sachant que le PPE devrait disposer de 263 membres.
La réunion de l’Eurogroupe n'a pas suffit pas à éloigner le spectre de la faillite grecque. Athènes est en grande partie responsable de la situation, mais l'UE et ses partenaires ont aussi contribué à transformer le problème grec en un véritable chaos, estime La Stampa.
Avec la crise et le chômage, les jeunes Lituaniens font leurs ancêtres : ils émigrent par dizaines de milliers à la recherche d’une vie meilleure, essentiellement dans les îles britanniques et en Scandinavie, raconte l’hebdomadaire Veidas.
Deux camps, deux thèses, deux visions de la France : dix-huit ans après le massacre de 800 000 Tutsis par des extrémistes hutus, le rôle de Paris suscite toujours une controverse passionnée, qui évolue au gré des enquêtes judiciaires.