Fini le flirt entre Bruxelles et Kiev
"L'Occident regarde désormais l'Ukraine avec indifférence", écrit Revista 22 au lendemain de l'élection présidentielle dans l'ex-république soviétique. "Il y a quelques années, Kiev était considérée comme une pièce essentielle dans l'architecture politique européenne", écrit l'éditorialiste Alexandru Lazescu, selon lequel la victoire du candidat prorusse Viktor Ianoukovitch face à l'ancienne égérie du soulèvement démocratique de 2004, Ioulia Timochenko, "consacre officiellement le décès de la révolution orange et le retour du pays sous la sphère d'influence de Moscou. Le président sortant Viktor Iouchtchenko et son ancien Premier ministre ont tout fait pour détruire le capital de confiance qu'ils avaient acquis en Europe". Voilà pourquoi "le résultat de l'élection était connu d'avance et pourquoi les médias occidentaux en ont si peu parlé". L'UE ne peut à présent que constater "la nouvelle équation stratégique qui se dessine dans le sud-est européen", et définir une nouvelle approche de la politique de voisinage.
La réunion de l’Eurogroupe n'a pas suffit pas à éloigner le spectre de la faillite grecque. Athènes est en grande partie responsable de la situation, mais l'UE et ses partenaires ont aussi contribué à transformer le problème grec en un véritable chaos, estime La Stampa.
Avec la crise et le chômage, les jeunes Lituaniens font leurs ancêtres : ils émigrent par dizaines de milliers à la recherche d’une vie meilleure, essentiellement dans les îles britanniques et en Scandinavie, raconte l’hebdomadaire Veidas.
Deux camps, deux thèses, deux visions de la France : dix-huit ans après le massacre de 800 000 Tutsis par des extrémistes hutus, le rôle de Paris suscite toujours une controverse passionnée, qui évolue au gré des enquêtes judiciaires.