"Spartacus" contre la mafia calabraise
Trop, c'est trop. Pour protester contre l'agression par balles de deux d'entre eux, des centaines de clandestins africains – vivant dans des conditions épouvantables et exploités par la 'Ndrangheta [la mafia calabraise] – ont incendié des voitures et brisé des vitrines, jeudi 7 janvier, à Rosarno, en Calabre, dans le sud de l'Italie. Des milliers d'immigrés venus de villages voisins ont également participé à une marche de protestation devant la mairie, dont l'administration est sous tutelle de l'Etat pour cause de liens avec la 'Ndrangheta. Alors que les autorités locales et les travailleurs sociaux ont pointé du doigt les mauvais traitements que leur fait subir la mafia, le ministre de l'Intérieur Roberto Maroni a répété son refrain préféré : il y a trop d'immigrés et leur présence "alimente la criminalité". Le Corriere della Sera, au contraire, met en cause les contradictions croissantes entre les idées "extrémistes" sur l'immigration : "il y a un nombre incroyable de politiciens superficiels, de xénophobes, d'intellectuels libéraux, de prêtres (trop) accueillants, de magistrats démocrates… Toute cette confusion est porteuse de troubles."
La réunion de l’Eurogroupe n'a pas suffit pas à éloigner le spectre de la faillite grecque. Athènes est en grande partie responsable de la situation, mais l'UE et ses partenaires ont aussi contribué à transformer le problème grec en un véritable chaos, estime La Stampa.
Avec la crise et le chômage, les jeunes Lituaniens font leurs ancêtres : ils émigrent par dizaines de milliers à la recherche d’une vie meilleure, essentiellement dans les îles britanniques et en Scandinavie, raconte l’hebdomadaire Veidas.
Deux camps, deux thèses, deux visions de la France : dix-huit ans après le massacre de 800 000 Tutsis par des extrémistes hutus, le rôle de Paris suscite toujours une controverse passionnée, qui évolue au gré des enquêtes judiciaires.