Tous avec Silvio
La photo de Silvio Berlusconi le visage ensenglanté après l'aggression dont il a été victime le 13 décembre au soir occupent la première page des quotidiens européens. En Italie, Il Giornale saisit l'occasion pour accuser l'opposition d'avoir inspiré l'auteur – un homme de 42 ans traité depuis une dizaine d'années pour schizophrénie – du geste contre son éditeur. "Le front de la haine anti-Cavaliere a donné son premier fruit", affirme ainsi le quotidien milanais : "la violence contre Berlusconi n'est pas une coïncidence. Il y a une stratégie organisée par des journaux, des responsables politiques et des émissions de télévision irresponsables". Jamais tendre avec le chef du gouvernement, La Repubblica a adopté cette fois un ton plus modéré : "les amis et les adversaires doivent exprimer leur solidarité avec le Cavaliere. La liberté de Berlusconi de réaliser sa politique et ses idées coïncide avec notre liberté de le critiquer. Cette liberté s'appelle démocratie. Défendons-là".
La réunion de l’Eurogroupe n'a pas suffit pas à éloigner le spectre de la faillite grecque. Athènes est en grande partie responsable de la situation, mais l'UE et ses partenaires ont aussi contribué à transformer le problème grec en un véritable chaos, estime La Stampa.
Avec la crise et le chômage, les jeunes Lituaniens font leurs ancêtres : ils émigrent par dizaines de milliers à la recherche d’une vie meilleure, essentiellement dans les îles britanniques et en Scandinavie, raconte l’hebdomadaire Veidas.
Deux camps, deux thèses, deux visions de la France : dix-huit ans après le massacre de 800 000 Tutsis par des extrémistes hutus, le rôle de Paris suscite toujours une controverse passionnée, qui évolue au gré des enquêtes judiciaires.