Une nouvelle génération contre Berlusconi
Plus de 350 000 personnes ont participé au No-B-Day, samedi 5 décembre, une manifestation appelant à la démission du chef de gouvernement Silvio Berlusconi, initiée, entre autres, par des blogueurs et par le parti de l'ancien juge anticorruption Antonio Di Pietro, L'Italie des valeurs. Il Fatto quotidiano, ouvertement anti-berlusconien, a salué la réussite de la manifestation en célébrant "la nouvelle énergie" incarnée par les jeunes qui y ont participé. "Une génération livrée à elle même, sans travail ni perspectives dans un pays dirigé par un pouvoir qui a mal veilli, aigri, autiste et indifférent". En écho, Il Manifesto écrit : "C'est une nouvelle génération qui entre en scène (...) qui n'a pas fait mai 68 et qui n'a milité dans aucun parti mais qui veut fait entendre sa voix."
Il Giornale, propriété de Berlusconi, est bien évidemment d'un tout autre avis. "Ils veulent le traîner dans la boue", lit-on dans un éditorial qui reprochent aux manifestants d'être devenus à leur insu des "piciotti" (non donné aux jeunes mafieux). Cela fait référence aux déclarations du repenti Gaspare Spatuzza, qui a récemment mis en cause Berlusconi dans l'enquête sur une série d'attentats attribués à la mafia. D'après Il Giornale, ces accusations ont pour but de déstabiliser la politique anti-mafia du gouvernement, qui, ces derniers mois, a permis l'arrestation de plusieurs chefs de clans.
La réunion de l’Eurogroupe n'a pas suffit pas à éloigner le spectre de la faillite grecque. Athènes est en grande partie responsable de la situation, mais l'UE et ses partenaires ont aussi contribué à transformer le problème grec en un véritable chaos, estime La Stampa.
Avec la crise et le chômage, les jeunes Lituaniens font leurs ancêtres : ils émigrent par dizaines de milliers à la recherche d’une vie meilleure, essentiellement dans les îles britanniques et en Scandinavie, raconte l’hebdomadaire Veidas.
Deux camps, deux thèses, deux visions de la France : dix-huit ans après le massacre de 800 000 Tutsis par des extrémistes hutus, le rôle de Paris suscite toujours une controverse passionnée, qui évolue au gré des enquêtes judiciaires.