Une liste noire pour la Commission
Le spectre des listes noires commence à hanter la Commission européenne, estime Gazeta Wyborcza. Le Parti populaire européen, le principal groupe de droite au Parlement a demandé que tous des eurodéputés ayant coopéré dans le passé avec des "régimes répressifs et des organisations non-démocratiques" ne puissent se présenter à des postes de commissaires.
Les députés d'Europe centrale sont en première ligne : Štefan Füle, l'actuel ministre tchèque des Affaires européennes, et celui de Hongrie, László Andor. Le premier est accusé d'avoir étudié dans une prestigieuse école de diplomatie à Moscou, le MGIMO et d'avoir été membre du Parti communiste, et on reproche au second ses opinions néo-marxistes. "Je crains que l'on assiste à des luttes intestines en République tchèque et en Hongrie", a déclaré une source proche de la Commission. "Des gens vont essayer de démolir la réputation de ces hommes". L'audition des candidats débutera la semaine prochaine au Parlement européen.
La réunion de l’Eurogroupe n'a pas suffit pas à éloigner le spectre de la faillite grecque. Athènes est en grande partie responsable de la situation, mais l'UE et ses partenaires ont aussi contribué à transformer le problème grec en un véritable chaos, estime La Stampa.
Avec la crise et le chômage, les jeunes Lituaniens font leurs ancêtres : ils émigrent par dizaines de milliers à la recherche d’une vie meilleure, essentiellement dans les îles britanniques et en Scandinavie, raconte l’hebdomadaire Veidas.
Deux camps, deux thèses, deux visions de la France : dix-huit ans après le massacre de 800 000 Tutsis par des extrémistes hutus, le rôle de Paris suscite toujours une controverse passionnée, qui évolue au gré des enquêtes judiciaires.