La déception Iouchtchenko
Le président ukrainien, Victor Iouchtchenko, fait ses aux revoirs à Bruxelles, titre Dziennik Gazeta Prawna. Jusqu'à récemment, Victor Iouchtchenko, était considéré comme un artisan du renforcement des liens entre l'Ukraine et l'Ouest. "Mais quatre ans après son accession au pouvoir, la politique européenne de Iouchtchenko a fini par décevoir. Le rapprochement à l'UE n'a pas progressé d'un cheveu depuis la Révolution orange", observe le quotidien de Varsovie.
Quand Iouchtchenko a pris le pouvoir en 2005, on disait que l'Ukraine adhérerait à l'Union en 2015. En février 2005, Bruxelles et Kiev ont signé un Plan d'action censé favoriser le développement des échanges commerciaux entre l'UE et l'Ukraine. Mais les élites ukrainiennes se sont divisées en deux camps : pro-russe et pro-européen. "Aujourd'hui, il est difficile de déterminer qui est en charge de la politique européenne", observe un officiel de la Commission européenne. Mais l'Ukraine n'est pas la seule responsable de ce blocage. Dziennik GP souligne que beaucoup de pays européens, notamment la France, n'ont jamais caché leur hostilité à l'égard des ambitions européennes de l'Ukraine.
Deux camps, deux thèses, deux visions de la France : dix-huit ans après le massacre de 800 000 Tutsis par des extrémistes hutus, le rôle de Paris suscite toujours une controverse passionnée, qui évolue au gré des enquêtes judiciaires.
Pour éviter le risque d'une sortie de la zone euro, Athènes a consenti à de nouvelles mesures d’austérité juste avant une réunion de l’Eurogroupe. Une alternative que les politiciens locaux n’ont pas su éviter, regrette To Vima.
En évoquant, comme l’a fait en début de semaine la commissaire Neelie Kroes, la sortie de la Grèce de la zone euro, les dirigeants européens semblent préparer le terrain à cette éventualité. De son côté Athènes continue de négocier avec ses créanciers privés la restructuration de sa dette.