Non aux europygmés, oui à Tony Blair
"Incompréhensible", "raisonnablement inutile", "délibérément obscure", les commentaires de The Economist sur le traité de Lisbonne sont rarement été élogieux. La Une de cette semaine marque néanmoins une nouvelle approche du texte approuvé par les Irlandais le 2 octobre. Tout le traité de n'est pas à jeter à la poubelle, souligne l'hebdomadaire. Dressant la liste des missions les urgentes de l'UE, The Economist met en avant le besoin de réformes libérales et d'une diminution du rôle de l'Etat pour faire face à la Chine et à l'Amérique et préserver son marché intérieur, "l'une des plus grandes réussites de l'Europe".
Toutefois, le projet européen "a passé trop de temps ces cinquante dernières années orienté vers l'intérieur". L'après-Lisbonne devrait être l'occasion pour l'UE de s'en tenir "à l'élément de sa politique étrangère qui a eu le plus de succès : son élargissement" et faire le choix "d'une personne d'envergure" pour les postes de président de l'UE et de Haut représentant pour les Affaires étrangères. L'Union européenne a besoin d'un président déterminé et non des "habituels europygmés". Ne pas choisir un homme de la trempe de Tony Blair donnerait le signal que "[l'UE] est retournée se coucher", assure l'hebdomadaire londonien.
Deux camps, deux thèses, deux visions de la France : dix-huit ans après le massacre de 800 000 Tutsis par des extrémistes hutus, le rôle de Paris suscite toujours une controverse passionnée, qui évolue au gré des enquêtes judiciaires.
Pour éviter le risque d'une sortie de la zone euro, Athènes a consenti à de nouvelles mesures d’austérité juste avant une réunion de l’Eurogroupe. Une alternative que les politiciens locaux n’ont pas su éviter, regrette To Vima.
En évoquant, comme l’a fait en début de semaine la commissaire Neelie Kroes, la sortie de la Grèce de la zone euro, les dirigeants européens semblent préparer le terrain à cette éventualité. De son côté Athènes continue de négocier avec ses créanciers privés la restructuration de sa dette.