La retraite à 67 ans pour les Néerlandais ?
"Travailler jusqu’à 67 est inéluctable", titre De Volkskrant. Comme l’avait proposé le gouvernement en mars 2009, les Néerlandais risquent de devoir travailler deux ans de plus qu’actuellement. Les négociations entre les partenaires sociaux et un groupe d’experts indépendants, réunis au sein du Conseil économique et social (SER) ont complètement échoué, constate le quotidien d’Amsterdam. Les discussions pour trouver une alternative au projet du gouvernement ont duré six mois, mais sans succès. Le Volkskrant estime que c’est un "coup dur pour notre modèle du consensus", connu aux Pays-Bas sous le nom de "modèle des polders", d’autant que le SER est "l’organisme le plus important des polders" et que celui-ci s’est maintenant mis "hors-jeu". La balle est à présent dans le camp du ministre chrétien-démocrate des Affaires sociales, Piet Hein Donner, qui doit combler un déficit des retraites de 35 millions d’euros par an à partir de 2011.
A 89 ans, il est l’une des figures des protestations contre l’austérité. Apparatchik du parti communiste depuis 70 ans, il est aussi un symbole national depuis le jour de 1941 où il a osé décrocher le drapeau nazi de l’Acropole.
Pousser la Grèce hors de la zone euro, dresser un mur pour s’en protéger et construire l’Europe fédérale ? L’idée semble séduire certains dirigeants européens. Mais elle ne réglerait pas la crise, et le prix à payer serait la fin de notre culture commune, prévient l’éditorialiste Barbara Spinelli.
Dans la nuit du 20 au 21 février, l’Eurogroupe a enfin adopté un second plan de sauvetage de 130 milliards d’euros, auquel s’ajoute une remise de dette de 107 milliards. Mais sans un vrai plan de développement économique, cette somme ne suffira pas à redresser le pays, prévient Ethnos.