Enric Juliana
Enric Juliana, né en 1957, a été journaliste à la TVE (Television espagnole), El Mundo et El País avant d'intégrer la rédaction de La Vanguardia en 1991. Il a été correspondant en Italie, de 1997 à 2000, puis directeur adjoint du quotidien de Barcelone. Aujourd'hui, Il est délegué du journal à Madrid, d'où il analyse la politique nationale avec une perspective "catalane". Il est l'auteur de plusieurs livres d´analyse politique, comme La España de los pingüinos (L´Espagne des Pingouins) ou La deriva de España (La dérive de l´Espagne).
Actualisé : 13 août 2010
Les élections régionales anticipées du 25 novembre ont marqué un recul du parti d’Artur Mas, le président de la Catalogne, qui espérait obtenir une majorité absolue lui permettant d’organiser un référendum sur l’indépendance. Un résultat qui renforce l’ordre établi.
L’accord trouvé à Bruxelles sous l’impulsion de l’Espagne et de l’Italie signifie une chose : trois siècles et demi après sa naissance par les traités de Westphalie, l’Etat-nation ne pourra survivre qu’en déléguant sa souveraineté.
L’une se soumet aux demandes de rigueur de l’Allemagne et de la BCE, l’autre tergiverse, empêtrée dans ses jeux politiques. L’Espagne et l’Italie jouent pourtant toutes les deux un rôle crucial pour l’avenir de la monnaie unique.
Les relations entre les deux pays voisins ont été l’un des enjeux des législatives remportées par le Premier ministre socialiste sortant José Sócrates. Vu de Barcelone, le résultat est une preuve du désir d’ouverture des jeunes.