Société Tendances

Langues : A Bruxelles, le français "file à l'anglaise"

16 décembre 2009
Le Monde Paris

Autocollant de la campagne "I want you for Belgium", lancée en 2007 par un comité citoyen pour préserver l'unité de la Belgique. Photo : K / Flickr

Autocollant de la campagne "I want you for Belgium", lancée en 2007 par un comité citoyen pour préserver l'unité de la Belgique. Photo : K / Flickr

Partout à Bruxelles, la langue française perd du terrain au profit de l'anglais. Dans un pays qui ne possède aucune langue commune, explique le correspondant du Monde en Belgique, la langue de Shakespeare permet d'éviter de choisir entre le français et le flamand.

A la Commission européenne, lors de la grand-messe médiatique que représente le point de presse quotidien organisé pour les centaines de correspondants en poste à Bruxelles, le français se bat pour garder sa place. Il est, avec l'anglais, l'une des deux langues de cette séance un peu morne, où les porte-parole du président Barroso et des divers commissaires viennent répondre aux questions. Par conviction, par distraction ou par incapacité, certains de ces fonctionnaires évitent pourtant l'usage du français. Ils sont parfois rappelés à l'ordre par les journalistes francophones, aidés par beaucoup de leurs confrères de l'Europe latine, de bon nombre de pays de l'Est ou de certains Allemands, qui, même s'ils le parlent, refusent le "tout à l'anglais". Un peu plus loin, au quartier général de l'OTAN, la position de la langue française est vraiment en péril. Même si elle est, au sein de l'Alliance atlantique également, la deuxième langue officielle, elle est désormais quasiment absente des réunions et des séances d'information. 

                                                                            Lire l'intégralité de l'article de Jean-Pierre Stroobants sur le site du Monde.