Idées
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Crise de la zone euro : Une nouvelle guerre de religion
7 septembre 2012533 274 Corriere della Sera Milan -
Union européenne : L’heure n’est pas à “plus d’Europe”
6 septembre 2012107 34 Süddeutsche Zeitung Munich -
Interview (2/2) : Glucksmann : “L’Europe souffre aussi de l’échec des intellectuels”
4 septembre 2012172 13 Der Spiegel Hambourg -
Interview (1/2) : Glucksmann : “L’Europe se caractérise par la notion de crise”
3 septembre 2012137 9 Der Spiegel Hambourg -
Débat : Les Européens, trop différents pour s’entendre
22 août 2012391 90 Dagens Nyheter Stockholm -
Débat : Oui aux Petits Etats-Unis d’Europe
8 août 2012371 99 EUobserver.com Bruxelles -
Débat : L’Europe est comme le Japon de 1860
6 août 2012288 37 Svenska Dagbladet Stockholm -
Débat : L’euro de notre déplaisir
2 août 2012155 48 Público Lisbonne -
Jeunes : Lançons le printemps européen !
1 août 2012485 19 Polityka Varsovie -
Crise de la zone euro : Ce qui doit être dit
26 juillet 2012224 47 Süddeutsche Zeitung Munich -
Débat : L’UE, cette momie socialiste
18 juillet 2012188 54 Rzeczpospolita Varsovie -
Géopolitique : Un monde où personne n’est entièrement souverain
13 juillet 2012391 60 The Times Londres -
Débat : Vit-on mieux l’Europe “à la norvégienne” ?
13 juillet 2012190 74 The Daily Telegraph Londres -
Débat : Européens, mais pas sans nations
10 juillet 2012208 88 NRC Handelsblad Amsterdam -
Débat : L’UE, c’est l’Empire. L’Empire, c’est la guerre.
9 juillet 20121147 120 NRC Handelsblad Amsterdam -
Débat : Remodeler l’ADN de l’Europe
6 juillet 201296 29 Gazeta Wyborcza Varsovie -
Débat : Cinq gestes pour changer l’Europe
4 juillet 2012277 122 Internazionale Rome -
Zone euro : Les ratés de la méthode Merkel
3 juillet 2012158 38 Frankfurter Allgemeine Zeitung Francfort -
Grèce : Il ne faut pas croire que l’âge des ténèbres est derrière nous
19 juin 2012459 15 The Daily Telegraph Londres -
Grèce : “Nous vivons dans la lumière d’une étoile morte”
17 juin 2012385 50 Le Monde Paris -
Débat : Où va cette Europe en crise ?
15 juin 201228 5PresseuropHandelsblatt -
Débat : Europhiles et eurosceptiques, du pareil au même
12 juin 2012178 29 Spiked Londres -
Crise de la dette : La politique de l’autruche
4 juin 2012262 11 Frankfurter Allgemeine Zeitung Francfort -
Grèce : Gardez-nous de nos sauveurs
1 juin 2012963 56 London Review of Books Londres -
Humour : Même les dieux se perdent dans la crise !
25 mai 2012326 65 The Times Londres -
Débat : L’Europe doit choisir
25 mai 201298 29PresseuropThe Economist -
Crise de la zone euro : Laissez les Allemands tranquilles
22 mai 2012145 237 The Independent Londres -
Débat : Le packaging gagnant de la droite européenne
21 mai 2012157 8 Aftonbladet Stockholm -
Crise de la zone euro : Soyons un peu plus américains !
18 mai 201294 25 Hospodářské noviny Prague -
Crise de l’euro : Ecouter ce cri qui monte depuis Athènes
17 mai 20121040 176 La Repubblica Rome -
Débat : La grande coalition européenne
16 mai 2012159 15 Süddeutsche Zeitung Munich -
Débat : La pétition de la naïveté
10 mai 201257 12PresseuropAftonbladet -
Crise de l'euro : Le peuple, un détail gênant
24 avril 20121378 98 Frankfurter Rundschau Francfort -
Procès Breivik : Le mythe norvégien de l’innocence perdue
16 avril 2012190 3 Stavanger Aftenblad Stavanger -
Zone euro : Schadenfreude, mon amour
13 avril 2012303 165 El País Madrid -
Economie : La Grèce est notre avant-garde
28 mars 2012129 101 Hospodářské noviny Prague -
Pays-Bas : Qu’arrive-t-il au pays de la tolérance ?
26 mars 2012259 28 NRC Handelsblad Amsterdam -
Débat : Les idéologies, c’est fini
15 mars 2012456 13 Polityka Varsovie -
Pacte budgétaire : Une victoire de Margaret Thatcher
12 mars 2012285 25 Aftonbladet Stockholm -
Débat : Crise financière : juger les responsables ?
6 mars 2012455 20 El País Madrid -
Conseil européen : Le Pacte budgétaire n’est pas la panacée
2 mars 2012157 42 The Independent Londres -
Fiction : Le guide du voyageur de la crise de l’euro
2 mars 2012344 10 Cicero Berlin -
Zone euro : La solidarité n’est plus ce qu’elle était
24 février 2012323 86 Financial Times Londres -
Crise de la zone euro : Comment Bruxelles détruit la Grèce
17 février 2012662 102 The Daily Telegraph Londres -
Débat : Les nations sauveront l’Europe
16 février 2012171 30 Gazeta Wyborcza Varsovie -
Débat : Fainéants de Grecs ! Le cliché idéal
13 février 2012873 28 CriticAtac Bucarest -
Allemagne : Nazis, nous ? Si ça vous fait plaisir...
3 février 2012436 304 Die Zeit Hambourg -
Crise de la dette : Dix idées pour sortir de l’absurdité
27 janvier 20121627 24 Süddeutsche Zeitung Munich -
Débat : L’Europe c’est la paix. Mais encore ?
19 janvier 2012187 67 De Morgen Bruxelles -
Ecosse : La formule qui pourrait sauver le Royaume-Uni
13 janvier 2012154 25 The Guardian Londres
L'opposition entre les pays "vertueux" du Nord et les "dispendieux" du Sud a pris la tournure d’une fracture entre protestants austères et rigoureux et catholiques prompts à se faire pardonner leurs pêchés économiques, note un éditorialiste italien fin connaisseur du Vatican.
Mise en commun de la dette ? Union bancaire ? Union politique ? Autant de changements évoqués ça et là afin de résoudre la crise politique et économique que traverse l’Europe. Mais les Européens ne semblent pas encore prêts à faire le pas vers davantage d’intégration.
L’Europe traverse une crise de confiance et doit affronter une remise en question de son socle démocratique. Face à ces défis, l’intellectuel français considère qu’il faut renforcer la solidarité au sein de l’UE et bâtir une communauté plus offensive face aux défis extérieurs.
Finances dégradées, sociétés destabilisées, projet communautaire affaibli : le malaise qui touche l’UE depuis quelques années est multiple. Alors qu’au retour des vacances, des échances importantes attendent dirigeants et citoyens européens, Der Spiegel a demandé à l’intellectuel français quelle sont leurs chances de trouver un nouvel élan.
Plus que les écarts entre les performances économiques des pays de l’UE, ce sont les fossés culturels entre les Européens qui constituent l’obstacle principal à la création d’une véritable communauté homogène. Il n’est dès lors pas étonnant qu’on ait autant de mal à la construire.
En économie, mais aussi en diplomatie ou simplement dans l’administration, les dimensions des pays comptent. Et celles des Etats de l’UE, trop petits à l’échelle mondiale, ne sont plus adaptées. La solution ? Appliquer à l’Europe le modèle des Etats-Unis, suggère le journaliste Philip Ebels.
Imaginée pour sortir le Vieux continent d’un demi-millénaire de conflits, l’Europe politique affronte un avenir incertain. Car les Européens ne partagent plus le même projet, et parce que les Etats-Unis n’acceptent pas l’existence de l’euro, assure l’écrivain portugais Eduardo Lourenço.
Un jeune Européen sur cinq est aujourd’hui au chômage, et même un sur deux dans certains pays. Il n’en a pas fallu plus pour que leurs homologues arabes se dressent contre leurs gouvernements, estime un chroniqueur polonais. Que se passera-t-il si notre modèle social ne leur laisse plus d’espoir ?
En temps de crise, il est important d’appeler les choses par leur nom. Et pour ce faire, on peut compter sur la classe politique, ironise la Süddeutsche Zeitung, qui livre un florilège de citations depuis le début de la crise de l’euro.
L’Europe est trop régulée, gérée par une bureaucratie auto-complaisante et encline à l’intervention de l’Etat. Elle finira en musée si elle ne retrouve pas son esprit d’entreprise, estime l’ancien négociateur pour l’adhésion de la Pologne.
Les eurosceptiques se plaignent des pertes de souveraineté au profit de Bruxelles. Mais pourquoi ne pointent-ils pas que, depuis 1945, les nations ont aussi cédé du pouvoir à des institutions comme les Nations unies, l’OTAN ou le FMI ? s’interroge Bill Emmot.
La Norvège, membre de l'Espace économique européen mais pas de l'Union européenne, est le pays rêvé pour les eurosceptiques britanniques. Mais en est-il autant pour les pays qui veulent rejoindre le navire européen ?
L'Union européenne est un Empire, selon l'historien Thierry Baudet. Certes, lui répond le philosophe Roger Scruton, à condition qu'il ne dénigre pas les nations qu'il dirige. Car c'est là que nait l'attachement à une communauté.
On a l'habitude de considérer que l'Union a assuré la paix en Europe. Or lorsque les Etats-nations cèdent leur souveraineté à des entités supranationales, cela mène au conflit, note de manière provocatrice l'historien Thierry Baudet. Voilà pourquoi il propose de dissoudre l'euro et de rétablir les frontières.
Que cela signifie solidarité économique ou unité politique, "plus d'Europe" est le maître-mot pour sortir de la crise. Mais comment atteindre ce but sans élargir le fossé entre les besoins de l'UE et ce que les sociétés européennes sont prêtes à accepter ?
Corollaire de l’union monétaire, l’union politique ne pourra se faire que si l’UE se dote de structures plus démocratiques, impliquant davantage les européens. Eric Jozsef, chroniqueur à Internazionale, donnes quelques pistes pour y parvenir.
"Faites-moi confiance et laissez-moi faire" : le discours de la chancelière allemande Merkel trouve ses limites dans la crise qui frappe l'Europe. Si elle veut obtenir des soutiens pour sa politique, elle doit communiquer avec tous les citoyens européens.
Les effets dévastateurs de la cure d’austérité sur la population grecque nous rappellent que l’histoire n’est pas une marche inéluctable vers le progrès et la connaissance. Les civilisations elles aussi peuvent s’effondrer, met en garde Boris Johnson.
La crise multiforme qui frappe les Grecs est le résultat de plusieurs siècles de décadence marqués par la déliquescence de l’Etat et une perte de sens moral, estime dans cette entretien le dramaturge Dimítris Dimitriádis. Pour lui, son pays est mort et doit l’accepter pour rebondir.
Les europhiles pensent que Bruxelles a le remède à tous les maux, les eurosceptiques, eux, n'y voient que les racines du mal. Mais sont-ils si différents les uns des autres, s'interroge Brendan O'Neill.
Les partis politiques européens sont en pleine crise. Au-delà de leurs tendances idéologiques, ils ne s’occupent plus désormais que des intérêts particuliers, notamment ceux des retraités, auxquels ils promettent gaiement de sauver leurs avantages alors qu’ils ont été rognés depuis longtemps.
A en croire les sondages, le 17 juin, les électeurs grecs pourraient bien rejeter les partis proches de la technocratie et de la finance, qui sont en train de supplanter la démocratie. C’est pourquoi il faut les soutenir, affirme le philosophe Slavoj Žižek.
La crise de la dette nous a contraint à nous intéresser au secret Olympe de la finance mondiale. Mais à présent que nous sommes un peu plus calés en matière d'obligations et de mécanismes de stabilité, il semble que les oracles de l'économie n'en savent pas beaucoup plus.
En acceptant d'aider au renflouement des pays de la zone euro en difficulté, Angela Merkel en a déjà fait beaucoup trop aux yeux de son électorat. Et les eurobonds que le nouveau président français François Hollande essaie de faire passer en force pourraient bien être la goutte d'eau qui fait déborder le vase.
Triomphante il y a une décennie, la sociale-démocratie est aujourd’hui écartée du pouvoir dans la plupart des pays européens. Parce qu’elle manque de propositions nouvelles, et surtout parce qu’elle a laissé la droite copier ses idées et son langage pour répondre aux attentes des électeurs.
La crise grecque et le manque de réaction décisive de la part des dirigeants européens ont fini par masquer l’enjeu plus large de l’avenir de l’UE. Alors que les Etats-Unis ont su trouver des solutions efficaces à la crise, il est temps de s’inspirer de leur état d’esprit, argumente un chroniqueur tchèque.
Au lieu de traiter les responsables grecs comme des parias et leurs électeurs comme des pestiférés, les dirigeants européens, allemands en tête, feraient mieux de les écouter. Car à force de faire prévaloir les exigences de l’économie sur la démocratie, ils sapent les fondements de l’Union.
Jusqu’à présent, il n’y avait guère de discussions idéologiques en Europe, par manque de vraie culture du débat. Avec un président français et une chancelière allemande politiquement opposés, l’UE pourrait apprendre à discuter, et ranimer l’intérêt des citoyens.
Un spectre plane sur les marchés financiers : que se passerait-il si la cohorte des victimes de la crise n’approuvait plus la politique des puissants ? C’est la raison pour laquelle les responsables politiques, comme les grands patrons, préfèrent ne pas se risquer à trop de démocratie.
Le procès du terroriste d’extrême-droite s’est ouvert le 16 avril à Oslo. Quelques mois après le massacre d’Oslo et Utøya qui a traumatisé le pays, un journaliste norvégien conteste le mythe de l’innocence perdue repris par le monde entier.
La crise financière revient menacer l’Espagne, et tout ce que trouvent à faire les autres pays européens, c’est de se réjouir que cela ne tombe pas sur eux. Ce sentiment, que la langue allemande exprime bien, risque de perdre l’Europe, prévient un politologue espagnol.
La quasi-faillite grecque est le scénario qui attend les autres pays qui ne contrôlent pas leur dette. Et plus particulièrement de la République tchèque qui s’est isolée en refusant la discipline du pacte budgétaire, prévient un économiste tchèque.
Le Premier ministre néerlandais, Mark Rutte, n’a pas encore pris ses distances avec le site anti-immigrés du parti de Geert Wilders. Un silence qui révèle les divisions des politiques et leur absence de vision sur l’immigration, estime le philosophe Paul Scheffer.
Dans un monde où la crise remet en cause les modèles économiques et les récits historiques, aucune utopie alternative ne semble pouvoir émerger. Face à la dévalorisation de la politique, nous n’aurons ni Lénine ni Hitler, juste des politiciens sans grandeur, note un chroniqueur polonais.
Censé assurer la pérennité de l’euro, le pacte budgétaire adopté début mars entérine le “capitalisme autoritaire” promu par la Dame de fer. Toutefois, les coupes budgétaires qu’il prône ne sont plus dictées par des gouvernements démocratiquement élus, mais par les marchés financiers, dénonce un éditorialiste suédois.
Le procès de l'ancien Premier ministre islandais s’est ouvert le 5 mars. Geir Haarde est accusé de ne pas avoir su répondre à la crise financière qui frappé son pays en 2008. Faut-il suivre cet exemple dans d’autres pays ? El País a posé la question à plusieurs experts et journalistes.
Le nouveau traité signé le 2 mars à Bruxelles par 25 Etats membres est censé ouvrir une nouvelle ère de responsabilité budgétaire et d’union économique. Mais, affirme un éditorialiste britannique, il n’est en réalité ni fait ni à faire et va renforcer les tendances peu démocratiques de l’UE.
Et si la crise de l’euro n’était qu’un test grandeur nature, élaboré par un super-ordinateur gouvernant la planète ? Le comique berlinois Horst Evers applique à la situation actuelle les règles de l’univers parallèle imaginé par l'écrivain Douglas Adams. Et l’Humanité ne sort pas victorieuse de l’épreuve.
La solidarité, qui a toujours été au cœur du projet européen, est une question de réalisme intéressé. Si l’on veut que l’Union s’en sorte, il faudrait revenir à ce simple principe.
Plongée dans une dépression catastrophique, la Grèce est saignée à blanc par une UE “incompétente” et son commissaire aux Affaires économiques et monétaires “insensible”, Olli Rehn, accuse Peter Oborne dans un réquisitoire enflammé.
En refusant de bâtir une Europe fédérale autour de la monnaie unique, les politiques ont laissé le pouvoir à l’économie. Pour le reprendre et le partager avec les citoyens, ils doivent aujourd’hui construire une fédération de nations, argumente un historien polonais.
Pauvres donc coupables : à la faveur de la crise grecque, ce jugement sur les Européens du Sud semble gagner du terrain dans le Nord de l’Europe. Une analyse simpliste et hypocrite qui nous empêche de comprendre ce qui se passe réellement, estime une éditorialiste roumaine.
C'est devenu quasi-systématique : à chaque polémique sur la manière dont Berlin tente d'imposer ses vues dans le règlement de la crise de la dette, les Allemands sont ramenés à leur passé nazi. Comment réagir ? Die Zeit propose quelques réponses.
C’est inexplicable mais c’est entré dans nos mœurs : voilà des années que l’on dépouille la collectivité et que l’on ruine la démocratie, dénonce Ingo Schulze. L’écrivain allemand livre ses pistes pour renouer avec le bon sens.
Les dirigeants européens utilisent volontiers le spectre de la guerre pour justifier leur politique de sauvetage de l’euro. Mais cet argument ne marche plus, remarque le philosophe néerlandais Paul Scheffer. L’adhésion des citoyens doit se gagner avec de vrais arguments.
Si la plupart des Ecossais sont opposés à une rupture totale avec le Royaume-Uni, ils sont en faveur d’une autonomie qui leur permettrait entre autres de lever leurs propres impôts. Même à reculons, les Anglais feraient bien de l’accepter, soutient Simon Jenkins.